Les lierres, suite...

Lierres douteux, dont l'identification est incertaine:

D'autres morphotypes identifiés avec doute existent dans les parages du P.N.C:

- Hedera maderensis?

Description: Nous ne connaissons pas la publication originale, peu de données existent sur le web à propos de ce nom. Sur la foi d'Ackerfield, le lierre de Madère est un concept vague qui mériterait des investigations. Nous avons déniché sur un site tchèque des photos  "H. canariensis" . Etant donné que son auteur a mis en synonymie canariensis et maderensis, nous croyons que ces dernières se rapportent au lierre de Madère. Avec sa teinte d'un vert acide, ce taxon esthétique, peu connu des jardiniers-paysagistes, peut vaguement évoquer une vigne sauvage. Nous n'avons croisé ce morphotype qu' une seule fois: Montredon à Marseille, ornant un mur (probablement une acclimatation suite à un voyage?...) L'appartenance au "groupe macaronésien" ne fait pas de doute: Les feuilles sont larges, brillantes, les pétioles rosâtres, les fruits gros sont à maturation tardive. Les feuilles de ce spécimen ont une nervation nettement en saillie de teinte vert-clair conforme à celle visible en cliquant le lien ci-dessus.

.Tofs 4080

Tofs 5114

Tofs 4079

 

- Hedera "gracilis" Hibberd?

Ce lierre, distribué par une enseigne de la grande distribution, correspond au "concept web" à propos d' Hedera gracils Hibberd dont finalement on ne sait pas grand chose étant donné que sa publication d'origine est difficile à interpréter. Il a une excellente adaptabilité dans les parages du P.N.C puisqu'il végète en sa périphérie hyper convective (vu au boulevard de Marseilleveyre, et aussi jardinprivé boulevard de Brazza, à 10 mètres des espaces sauvages. Il pourrait donc à terme concurencer H. rhizomatifera. On le reconnaît à sa teinte sombre  et ses trois lobes pointus orientés vers le haut de la feuille. Il est résistant à la sécheresse édaphique et au pouvoir desséchant de l'atmosphère. De croissance lente, nous ne l'avons jamais observé en fleurs.

Tofs 5116

- Hedera algeriensis cv 'Montgomery'?

Souvent confondu avec H. hibernica sur le web, c'est un lierre de croissance rapide qui possède certains  caractères "algeriensis" (tiges lianescentes, rouges, rampantes) ses feuilles sont tronquées à la base mais elles présentent plusieurs lobes réguliers à sinus distincts. Rare à Marseille. Vu à Bonneveine (clôture d'un jardin privé), et Montredon: Impasse de la colline (jardin abandonné à quelques mètres des espaces sauvages protégés).

Tofs 5121

 - Hedera hibernica

Lierre de la façade atlantique (Irlande, Galice, Portugal), très commun à Marseille car massivement introduit dans les jardins. Craint l'atmosphère desséchante. Reconnaissable à ses feuilles vert-sombre se détachant facilement lorsqu'on tire sur le limbe. L'émission des nouvelles pousses est  basipète. Tiges blanchâtres.On peut facilement le confondre avec du lierre banal (H. helix). Nous avons observé par la culture que les semences hibernica n'exhibent pas de dormance hivernale, elles lèvent dès le mois d'octobre, accréditant une adpatation aux climats doux et humides.

Tofs 5111

- Hedera rhombea

Un exemplaire au dessus du commissariat du boulevard Haïfa.

Plante bonneveine feuilles entieres recurvees

-Hedera helix cv "atropurpurescens"?

D'identification douteuse, nous l'avons croisé une seule fois à Morgiou, ornant une clôture. Nous avons été frappé par sa vitalité, en zone sub aérohaline. Manifestement résistant aux embruns ET à la sécheresse, ce cultivar est donc à surveiller. La photo ci dessous a été faite à Morgiou. 

Probablement fortement imprégné du génome du stirp asiatique (peut être l'sp. "cypria"?) car résistant aux ambiances estivales à fort déficit de pression vapeur. La longueur du lobe terminal effilé en pointe est à remarquer. Les feuilles sont densément imbriquées les unes dans les autres.

Lierre a morgiou

- Hedera colchica

Le lierre de Colchide (= du Caucase) existe en limite de coeur de parc: Deux pieds ont été introduits sur le confront Sud de  l'Ecole de Marine Marchande, entre la résidence Ste Catherine et la Traverse Parangon, le long du canal de Pastré. 

Auteur: Christian Coulomb